Rencontre avec Alice Cheron Marchi, du blog Ali di Firenze

"Je mets en lumière l’Art de Vivre Italien, la cuisine, l’artisanat, la culture. Mon blog retrace la joie de vivre italienne, la bonne humeur, j’essaie de véhiculer du positif."

Alice Cheron Marchi vit à Florence depuis maintenant 8 ans. Après avoir travaillé dans une agence, elle a lancé son blog dédié au voyage et à l’art de vivre italien. Mais l’Italienne préférée des Français ne s’arrête pas là : elle organise également des demandes en mariage dans les endroits les plus romantiques de la Toscane et a lancé les « Fugues», un concept de week-end entre femmes. Dolce rencontre.

Mandaley : Bonjour Alice, qui êtes-vous et d’où venez-vous ?
Alice Cheron Marchi :
Je suis née en Normandie et j’ai grandi à Nice sur le Côte d’Azur. J’ai fait des études d’économie et un Master en Communication des Entreprises, puis j’ai effectué un Erasmus à Madrid. J’ai fait un stage en communication à Paris pour ensuite faire mes armes au sein de l’agence de pub BETC. J’ai décidé de tout quitter pour aller vivre à Florence. Je n’y connaissais personne et je ne parlais pas du tout la langue. J’ai appris rapidement sur le tas, puis j’ai commencé à passer des entretiens dans un grand groupe Web italien, j’y gérais toute la communication.

Mandaley : Pourquoi avoir créé un blog exclusivement sur l’Italie ?
Alice Cheron Marchi :
Le blog est né en parallèle de tout ça. Il devait, à la base, servir de City-Guide sur Florence uniquement. J’ai toujours eu en tête une cible urbaine, trentenaire, curieuse, qui cherche la bonne petite adresse en dehors des guides de voyage, des spots orignaux… Le blog a évolué depuis,  je ne traite plus exclusivement de Florence, mais de toutes les régions en Italie, comme Venise. Je mets en lumière l’Art de Vivre Italien, la cuisine, l’artisanat, la culture. Mon blog retrace la joie de vivre italienne, la bonne humeur, j’essaie de véhiculer du positif. J’ai ensuite quitté mon poste pour me consacrer uniquement sur le blog. J’ai profité de mon congé maternité (Alice est maman de deux enfants, NDLR) pour écrire plus de contenu, interviewer des italiens avec une histoire, ouvrir un e-shop qui permettait d’acheter les produits dont je parlais sur le blog (il est pour l’instant en stand-by, NDLR).  En parallèle j’écrivais pour une petite maison d’édition appelée Hikari, des guides pour les amoureux qui souhaitent aller à Venise, puis ai travaillé avec Gallimard, pour qui je couvre un maximum de destinations, je fais des parcours spéciaux, donne des adresses insolites. Tout cela a aidé à crédibiliser le blog. J’ai également lancé un service de conciergerie pour les demandes en mariage dans les endroits les plus romantiques de la Toscane.

alice cheron marchi venise

Mandaley : Vous avez lancé récemment « Les Fugues Italiennes », un concept de week-end entre femmes pour découvrir ou redécouvrir des régions italiennes. Pouvez-vous nous en dire plus ? Quelle est l’importance d’une escapade pour vous ?
Alice Cheron Marchi :
Les Fugues Italiennes sont nées d’une envie très personnelle. En tant que maman, j’ai besoin de prendre l’air de temps en temps. J’ai commencé par une petite escapade de trois jours à Venise où j’ai pu absorber tout l’Art que je pouvais trouver, rencontrer des gens, m’ouvrir aux autres… En septembre dernier, j’ai partagé le pourquoi du comment de mes fugues sur les réseaux sociaux. J’ai reçu énormément de messages de la part des femmes, de tout horizon. J’ai compris qu’on avait toutes les mêmes besoins, les mêmes remises en questions, qu’on soit mariées, célibataires, avec ou sans enfants…Il y a une dimension de bienveillance super forte dans ces fugues, qui regroupent pas moins de dix personnes se lançant dans des aventures italiennes. Je leur prépare un programme où elles vont de surprise en surprise. Le concept c’est vraiment fuguer pour se retrouver. Les fugues consistent donc en un week-end de trois jours, où les femmes prennent du temps pour elles, découvrent des destinations merveilleuses et participent chaque jour à un atelier créatif pour travailler sur la re-connexion avec elles-mêmes. J’ai lancé la première édition en janvier 2019 ; les inscriptions sont déjà complètes ! Elle se déroulera à Florence en avril 2019. La deuxième se déroulera en juin (7-8-9), toujours à Florence, et la troisième dans le Chianti pendant les vendanges en septembre, idéal pour être en connexion avec la nature ! Il y en aura aussi une à Venise en novembre, plus orientée sur l’art et la découverte d’ateliers insolites (Pour vous inscrire, c’est ici)

Mandaley : Sur votre blog, on retrouve également une mini web-série déjantée appelée « Dolce Follia », un concentré de votre quotidien et dans laquelle vous décortiquez les habitudes des Italiens. D’où vous est venue l’idée ? Pourquoi avoir choisi la vidéo comme moyen de communiquer, en plus de l’écrit ? Vous sentez-vous plus à l’aise devant la caméra ou derrière le blog ?
Alice Cheron Marchi :
Je me suis longtemps posée la question de savoir quelle place j’avais dans mon projet. J’ai discuté avec pas mal de personnes qui m’ont dit que tant que je restais moi-même, il fallait que je le fasse, que je me montre ! J’ai commencé à me mettre en scène à travers les stories sur Instagram, les internautes accrochaient ! J’ai fait du théâtre aussi quand j’étais petite, donc ça aide à se débloquer. A travers « Dolce Follia », j’avais envie de raconter l’Italie, de partager des anecdotes, et j’avais déjà du matériel parce que j’avais auparavant écrit quelques articles retraçant ma vie en Italie et mes découvertes. Je ne savais pas que j’aimais autant me déguiser, je l’ai découvert en le faisant !

Mandaley : Par rapport à la France, qu’est-ce qui est mieux en Italie ? Que trouvez-vous moins bien ?
Alice Cheron Marchi :
Quand je suis arrivée en Italie, j’ai eu un coup de foudre pour la chaleur des habitants, leurs relations. Ils ont un besoin profondément humain d’être en contact avec les autres, ils cultivent tous les petits moments de bonheurs, ils ont un esprit de famille que je trouve très agréable. J’aime vraiment cette « joie de vivre à l’italienne ». Ce que je trouve plus difficile, c’est de travailler avec les italiens, il y a des codes différents, qu’il faut apprendre. Travailler ici n’est pas évident, il faut beaucoup d’énergie pour faire avancer les choses.

Mandaley : Pouvez-vous nous raconter une journée type ?
Alice Cheron Marchi :
Ma journée démarre très tôt, dès 6h45 pour le réveil des enfants. Ils partent avec leur père à l’école, et je commence à travailler à 7h45, depuis chez moi. Je traite mes mails, j’échange beaucoup avec mes internautes, notamment mes fugueuses ! J’écris des articles, je tourne des vidéos, et puis dans l’après-midi je prends ma voiture pour faire un peu de repérage pour l’organisation des demandes en mariage, je réfléchis aussi à des futures fugues… Ma journée s‘arrête à 16h30  quand je vais chercher mes enfants à l’école. Je m’occupe d’eux jusqu’à 20 heures, puis si j’ai encore le temps, je réponds à quelques mails avant d’aller dormir.

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Mandaley : Avez-vous de bonnes adresses à Florence à partager avec nos lecteurs ?
Alice Cheron Marchi :
Un de mes plus grands bonheurs à Florence consiste à prendre un café chez « Alimentari Mariano », c’est un lieu hyper chouette pour prendre un espresso au comptoir. Je ne le bois qu’au comptoir avec les Italiens, puis je fonce travailler ! Question hôtel, je vous conseille l’Ad Astra, caché dans un jardin sur la rive gauche de Florence. La déco est réalisée par des décorateurs et une calligraphe que j’aime beaucoup. Pour manger, je vous conseille « Regina Bistecca », un restaurant de viande du tonnerre, et toutes les trattorias du quartier de Santo Spirito pour des pâtes démentes. Enfin, on n’omet pas de boire un Spritz sur la terrasse de l’hôtel Lucchesi, loin de la foule !

alice cheron marchi murano

Mandaley : Quelles sont vos adresses italiennes préférées à Paris (restaurants, bars, shopping…)
Alice Cheron Marchi :
Depuis septembre j’ai lancé des interviews qui s’appellent «  l’Italie à Paris » où j’interroge les artisans de différents domaines. A Paris, par exemple, j’ai adoré m’entretenir avec Alessandra Pierini qui tient l’épicerie Rap et qui défend avec fermeté la gastronomie italienne. J’aime beaucoup aussi le restaurant Borgo Delle Tovaglie un concept-store qui fait également restaurant et Il Gelato del Marchese pour une glace de folie à Saint-Germain-des-Prés. Le 20 février prochain j’animerai, avec Sara Rania de la société « Cuisine Italienne Paris », une cooking class sur le risotto.

Mandaley : Avez-vous des conseils à donner à ceux qui souhaitent s’installer en Italie ?
Alice Cheron Marchi :
L’Italie n’est pas faite pour tout le monde. Il faut s’adapter, adhérer aux coutumes. Tout y est plus lent, et l’administration encore plus. Il faut donc beaucoup de patience, et surtout un projet. Je conseillerai  également aux personnes qui veulent y aller, d’apprendre ne serait-ce qu’un peu la langue, les Italiens apprécieront et vous aideront sûrement !

alice cherron marchi pietrasanta

Mandaley : Quel est l’objet dont vous ne vous séparez jamais en voyage ?
Alice Cheron Marchi :
Mon agenda ! Il vient de chez Smythson. J’y note absolument tout, mes interviews, mes idées… Il me suit vraiment partout.

Mandaley : A quand remonte votre dernier voyage ? Où était-ce ?
Alice Cheron Marchi :
A Mexico avec mon mari au mois de novembre. On a profité d’un mariage aux États-Unis pour faire un saut au Mexique et découvrir la ville, voir les pyramides, des spectacles… C’était génial !

Mandaley : Quel est votre endroit préféré dans le monde ?
Alice Cheron Marchi :
Je dirais Venise…. C’est la ville de ma première fugue, la ville que j’ai choisie. A chaque fois que je la quitte, j’ai l’impression que c’est la dernière fois que je la verrai, tellement j’ai peur qu’elle s’effondre. J’y trouve toujours des choses à faire, à découvrir, des endroits que je n’ai pas encore vu…

Mandaley : Enfin, quelle est votre recette miracle pour contrer le jet lag ?
Alice Cheron Marchi :
Je fais un maximum de sieste dans l’avion, surtout si c’est un long-courrier. Je prends soin de mettre un masque, des bouchons d’oreille et je prends un oreiller pour bien dormir !  A l’arrivée, je me cale sur l’heure du pays pour contrer le jet lag, ça marche !

> Retrouvez Alice Cheron Marchi et son blog, ici.

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