Alain Bernard : nageur, compétiteur, voyageur

"Evoluer dans l'eau est aussi difficile qu'agréable. Les entraînements sont rythmés à raison de deux entraînements de deux heures par jour avec une petite pause les mercredis après-midi et samedis après-midi en plus de dimanche quand il n'y a pas de stages ni de compétitions."

Alain Bernard est l’un des plus grands sportifs français à avoir remporté, sur une carrière longue de plus de 10 ans, de nombreuses récompenses aussi bien au niveau national qu’international. Celui qui a battu de multiples records mondiaux et européens a aujourd’hui quitté les bassins pour se concentrer sur son consulting à Eurosport et organiser des stages de natation à Antibes. Pour Mandaley, Alain Bernard revient sur ses plus grands exploits et nous confie quelques secrets de voyage.

Mandaley : Bonjour Alain Bernard, pouvez-vous nous présenter votre parcours ? D’où vous est venu l’amour pour les grands bassins ?
Alain Bernard :
Je suis « tombé » dans l’eau, comme on dit, très jeune en suivant les traces de mes deux grandes soeurs qui faisaient de la natation dans la piscine d’Aubagne tout proche de chez nous. Très vite j’ai aimé évoluer dans l’eau et partir à l’aventure des stages et des compétitions avec mes amis.

Mandaley : Racontez-nous un peu la vie de nageur. Quelle a été votre routine ? Combien d’heures passiez-vous dans l’eau par jour ? Est-ce un mode de vie qui requiert beaucoup de sacrifices ?
Alain Bernard :
C’est en effet un sport très chronophage qui demande une adaptation permanente. Evoluer dans l’eau est aussi difficile qu’agréable. Les entraînements sont rythmés à raison de deux entraînements de deux heures par jour avec une petite pause les mercredis après-midi et samedis après-midi en plus de dimanche quand il n’y a pas de stages ni de compétitions.
Je ne parlerai pas de sacrifices mais plutôt de concessions. Ce que l’on ne peut pas se permettre de faire pendant un certain temps (week-ends, sorties, etc..) on a tout le reste de la vie pour en profiter, ce dont je prends énormément de plaisir à faire aujourd’hui.

Mandaley : Comment vous prépariez-vous mentalement et physiquement avant chaque compétition ?
Alain Bernard :
Je n’ai jamais eu recours à un préparateur mental jusqu’en 2010 où le besoin s’est avéré capital, tout simplement pour faciliter le dialogue avec mon entraîneur Denis Auguin car il y a eu beaucoup de choses extra sportives à gérer à partir de 2008 dont les sponsors et les médias. Par la suite, Denis est devenu mon confident et nous avons pu nous comprendre l’un l’autre au fil de notre collaboration.

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Mandaley : Vous avez remporté la médaille d’or lors des JO de Pékin en 2008 sur 100 mètres nage libre à 25 ans. Pouvez-vous nous raconter en détails vos sensations sur le podium ? A quoi (ou à qui) aviez-vous pensé en premier ?
Alain Bernard :
Tout s’est enchaîné très rapidement après la course : Interviews, et autre. Le moment sur le podium passe à une vitesse inimaginable ! Surtout qu’il a quand même fallu rester concentré et ne pas se disperser, car les séries du 50 NL se déroulaient l’après-midi même en raison des finales nagées le matin. Donc j’ai ressenti une immense fierté d’avoir accompli l’une des choses les plus folles et surtout la satisfaction de la réussite après tant d’années d’efforts. Je pensais bien évidemment à ma famille et à mes amis que je n’ai pas pu voir aussi souvent que je l’aurais souhaité et là c’était la plus belle des réponses.

Mandaley : Vous avez pris votre retraite en 2012. La compétition ne vous manque-t-elle pas ? Comment occupez-vous votre temps depuis ?
Alain Bernard :
Je pense avoir vécu tout ce que je pouvais être capable de vivre durant ma carrière et n’ai aucun regret aujourd’hui. Je suis serein et fier d’avoir pu accomplir tout cela à moins de 200 km de là où je suis né et où j’ai débuté car j’ai fini ma carrière à Antibes. Depuis, je travaille avec des partenaires, notamment des architectes de piscines, des consultants Eurosport, avec EDF dont je suis l’ambassadeur du Team, la marque de maillots AQUASPHERE pour le développement de produits et les stages de natation que l’on organise à Antibes avec Denis. Autant dire que je n’ai pas vraiment le temps de m’ennuyer !

Mandaley : Quels conseils pourriez-vous donner aux jeunes nageurs qui débutent dans le milieu et souhaitent suivre votre parcours ?
Alain Bernard :
Le message que j’ai envie de porter c’est de se dire que l’on a tous une chance de réussir et de parvenir à ses fins si l’on s’en donne les moyens. Le plus excitant dans tout cela est de faire son propre chemin et pour ça, il faut être honnête avec soi-même.

Mandaley : Vous allez souvent à la rencontre de jeunes nageurs dans les bassins, en leur transmettant des conseils, des astuces… Souhaitez-vous en faire votre activité principale ?
Alain Bernard :
Le contact avec les jeunes me plaît vraiment. Aujourd’hui, nous avons de la chance d’avoir des centaines d’éducateurs et d’entraîneurs passionnés. Je veux leur apporter toute ma gratitude et en tant qu’Ambassadeur de mon sport, je veux relayer toutes ces bonnes intentions ici et là. Je n’ai pas la prétention de pouvoir être un bon entraîneur, mais quand je parle aux jeunes, ils m’écoutent et ça c’est une chance pour faire passer les bons messages et donner les bons conseils.

Mandaley : Parlons voyage à présent… Quelle est votre tenue idéale selon vous pour voyager ?
Alain Bernard :
Tout dépend du moyen de transport, mais un bon jogging est la tenue parfaite pour être à l’aise.

Mandaley : Et en général, quelle est votre tenue préférée ?
Alain Bernard :
Un jean, des baskets, un t-shirt ou petit pull léger.

Mandaley : Quel est l’objet qui ne vous quitte jamais lors de vos voyages ?
Alain Bernard :
Mon téléphone ! Mais surtout parce qu’il y a ma musique à l’intérieur !

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Mandaley : Quel est votre endroit préféré dans le monde ?
Alain Bernard :
J’adore l’Australie et je suis heureux de découvrir de nouvelles contrées dès que je le peux. Mais en voyageant beaucoup en France ces dernières années, je me suis rendu compte que l’on avait un pays merveilleux et mon côté un peu chauvin me pousse également à défendre ma région du sud et la Provence !

Mandaley : Et quel est votre restaurant préféré ?
Alain Bernard :
J’aime beaucoup les restaurants italiens et la cuisine qui va avec.

Mandaley : A quand remonte votre dernier voyage ? Où était-ce ?
Alain Bernard :
Mon dernier voyage remonte à cet été 2016, à Rio pour les Jeux Olympiques.

Mandaley : Avez-vous une anecdote de voyage à nous raconter ?
Alain Bernard :
Il y en a tellement ! Mais l’une des plus marquantes était lors d’un retour de stage en Afrique du sud, un voyage très long. En arrivant en Espagne pour notre correspondance, nous avons appris qu’il y avait la grève des contrôleurs aériens français et que l’on devait rentrer de Barcelone en voiture. Ce fut un voyage très long, surtout que nous avions entraînement le lendemain.

Mandaley : Enfin, quelle est votre recette miracle pour contrer le Jet lag ?
Alain Bernard :
Ne pas dormir le jour ! C’est le seul secret !

Pour en savoir plus sur l’actualité d’Alain Bernard, voir son site officiel.

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